25.03.2008
Souvenons nous
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13.01.2008
17 Octobre 732

Depuis un siècle, l'Islam mène contre la Chrétienté la guerre sainte, le cruel jihad. L'avance des hordes sauvages du Prophète est irrépressible, et les étendards verts flottent de l'Indus à l'Ibérie. Maintenant, les sectateurs d'Allah veulent soumettre à la barbare loi coranique les régions d'au-delà les monts. Déjà, les Mahométans du féroce Abd Al-Rahman ibn Abd Allah ont envahi l'Aquitaine. Ils montent vers le nord, tuent, violent, pillent, brûlent: Saint-Hilaire flambe, Tours va tomber, l'abbaye de Saint-Martin est ruinée... Seul Charles Martel, le maire du palais de Thierry IV qui dompta les leudes, vainquit les Neustriens, les Austrasiens, les Saxons, les Frisons, chiristianisa la Germanie, peut repousser l'Oriental des pays gallo-romains. Eudes, duc d'Aquitaine, le sait, et, au mois d'octobre, il implore le secours de Charles. Le Martel n'hésitera point, car la prière du muezzin risque de bientôt couvrir la Bonne Parole dans toute l'Europe. Et il rassemble ses troupes, les porte à la rencontre des Islamistes.
Le samedi 17 octobre 732, près de Poitiers, là où la Vienne et le Calin joignent leurs eaux, les Francs de Charles font face aux Berbéro-Ibéro-Arabes d'Abd Al-Rahman. Ceux-ci tentent plusieurs fois de rompre les phalanges de ceux-là. Vainement, et les Baptisés chargent...
Formidable ruée! Les angons heurtent les alfanges. Les Païens branlent, fléchissent et fuient, laissant là le cadavre d'Abd Al-Rahman. L'occident ne sera point la proie de l'Islam. Le glaive chrétien a triomphé du Croissant.
"Le passé est le père de l'avenir", dit Barbey d'Aurevilly...
Jean Silve de Ventavon
12:32 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : espagne, martel, islam
Salut, petit vengeur du Kosovo!

John Reed
L'épopée du Kosovo constitue l'un des mythes majeurs; il se réfère à un évènement historique survenu le 28 juin 1398: ce jour-là, sur la plaine des Merli, les Turcs renversèrent les armées chrétiennes conduites par le prince serbe Lazar et établirent leur domination sur la région pour près d'un demi-millénaire. C'est alors que, dans les villages de paysans, naquit un cycle épique qui se transmit oralement, à travers la poésie héroïque et lyrique, selon des canons qui rappelaient explicitement la chanson de feste, le Saint-Graal ou les pupazzi siciliens, et qui démontraient de façon surprenante à quel point la culture européenne était alors intégrée. C'est ainsi que devinrent populaires, dans les Balkans, des personnages qui exaltaient des concepts comme l'honneur, l'héroïsme, le sens du sacrifice, le dévouement à la patrie et au prince.
Parmi eux, on trouve Milos Obilic (Obilik pour les Albanais), sorte de Roland de Roncevaux qui, au prix de sa vie, venge la défaite de son roi en pénétrant à l'insu de tous dans le camp adverse et en tuant le sultan Murat; Marka Kraljevic, doué de pouvoirs surnaturels et d'un cheval ailé, hippogriffe dans le plus pur style de l'Arioste; Vuk Brankovic, le traître, qui rappelle le rôle de Ganelon de Mayence; sans compter les nombreuses figures féminines enfermées dans leur deuil et leur souffrance.
A partir de 1814, sous l'influence du romantisme allemand et d'un conservateur bibliothécaire slovène très cultivé, Juraj Kopitar (1780-1844), l'anthropologue et philosophe serbe, Vuk Stefanovic Karadzic (1787-1864), recueillit et transcrit les musiques et les ballades populaires, tandis que le prince-évêque du Monténegro, Petar Petrovic Njegos (1813-1851) composait le fameux poème L'auréole de la Montagne et autres chants héroïques toujours inspirés de l'épopée du Kosovo.
C'est ainsi que, entre le XIXè et le XXè siècle, un mythe de type "renaissance" eut un impact très important, surtout chez les jeunes. Il inspira les populistes de Markovic au cours de l'insurrection bosniaque de 1875 et, surtout à travers le personnage du prince Obilic, il alimenta les idées de tyrannicide et donna le goût du martyre.
Les conjurés qui préparèrent la tuerie de Sarajevo le 28 juin 1914 (jour anniversaire de la bataille de 1398) s'inspirèrent, pour une large part, de cette culture politique.
La question Yougoslave, Stefano Bianchini
12:29 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : kosovo



